Mondiaux de Madrid

Mondiaux de Madrid
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La saison de Bouygues Telecom n'a manifestement pas laissé Frédéric Moncassin insensible. Il a en effet présélectionner 5 de ses coureurs pour participer aux Mondiaux de Madrid, le 25 septembre prochain. Il s'agit de Laurent Brochard, Jérôme Pineau, Thomas Voeckler, Anthony Geslin et Pierrick Fédrigo.
La perspective de voir des coureurs de Bouygues Telecom représenter la France est donc bien présente. "Il nous est arrivé d'être dans le même cas les années précédentes sans être représentés finalement" , a-t-il expliqué.

Les choix de Frédéric Moncassin sont cependant très encourageants. "On a vraiment une bonne ossature de jeunes avec Anthony Geslin, Thomas Voeckler et Jérôme Pineau. Ils sont devenus des pièces maîtresses de l'équipe, et leur profil d'attaquants a plu au sélectionneur", a souligné Christian.

L'incertitude persiste cependant concernant Jérôme Pineau, contraint de renoncer au Tour d'Espagne en raison d'un gros coup de fatigue. Pour lui, tout devrait se jouer lors du Tour de Pologne. "Ses résultats là-bas vont décider de tout. Jérôme a eu un petit moment de déprime après le Tour de France, mais il a retrouvé un bon moral depuis. C'est dans son caractère". La sélection définitive devrait être révélée le 14 septembre.

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# Posté le mardi 30 août 2005 14:07

Modifié le samedi 24 mai 2008 12:42

mondiaux 2005

mondiaux 2005


Il a du mal à y croire. Lui, sur le podium des Championnats du monde, en compagnie de Tom Boonen et Alejandro Valverde? Anthony Geslin doit se pincer. Il n'a pourtant rien volé. Le Normand a sorti un sprint de titan, parfait de maîtrise et de placement. Ses jambes ont fait le reste. "Je me connais: je savais que je possédais une petite pointe de vitesse, sourit le bronzé. J'ai effectué le sprint à l'inspiration, passant les coureurs un à un pour me rapprocher de la troisième place."

Plusieurs fois cette année, on l'avait vu faire des places dans des sprints massifs. Mais de là à jouer les cadors sur une course aussi éreintante, après 273 kilomètres, il y avait un pas, que Geslin a joliment franchi. "C'est un coureur d'un très grand sang-froid, explique Jean-René Bernaudeau, manager de l'équipe Bouygues Telecom. Il ne craquera jamais. Son sprint a été parfait, à 150 mètres de la ligne, il s'était idéalement placé ."


Pour son premier Mondial, comme une bonne moitié de la sélection tricolore d'ailleurs, il ne savait pourtant pas vraiment à quoi s'attendre. Son plaisir n'en est que plus important. "Ce n'est que du bonheur, s'emballe "Ges". Je ne m'attendais pas du tout à terminer troisième. Si on m'avait annoncé ça ce matin, j'aurais signé tout de suite. Je me suis accroché dans la dernière difficulté, ça montait très vite. "

En basculant dans le bon wagon, il s'assurait une place dans les vingt. La présence de l'exemplaire grand frère Laurent Brochard à ses côtés lui permit de bien gérer sa fin de course. "Sans rien dire, Laurent s'est mis à mon service et m'a replacé deux fois dans le dernier tour. J'ai été très heureux qu'il me dise qu'il était aussi heureux que s'il avait été troisième lui-même ", souligne Geslin. "Une place sur le podium, c'est quelque chose de fabuleux", confirme Brochard, qui sait de quoi il parle.

De la si talentueuse clique vendéenne, Anthony Geslin n'était pas le plus connu, surtout comparé à un Thomas Voeckler. Tout le monde connaissait pourtant son potentiel. "Il ne sera jamais un coureur de courses par étapes, mais les courses d'un jour sont faites pour lui, notamment les classiques du Nord", juge Bernaudeau, ravi de voir son poulain en pleine lumière. "C'est une belle récompense pour un mec bien, surdoué, cultivé et lisant beaucoup dans un monde difficilement pris au sérieux", ajoute le patron des Bouygues.


A l'évidence, il y aura un avant et un après Madrid pour Anthony Geslin. "Vous voyez, une quatrième place serait restée sans suite pour lui, mais une troisième place lui permettra de grandir, de comprendre qu'il peut bâtir un beau palmarès à raison d'une jolie ligne écrite chaque année", poursuit Bernaudeau. "Cette médaille va me faire croire en moi", admet l'intéressé.

Le cyclisme français, en pleine déprime ces derniers temps, aurait tort de ne pas y voir une lueur d'espoir. A commencer par le meilleur ami de Geslin, Jérôme Pineau, qui s'interroge sur son avenir. "Elle prouve qu'il ne faut pas se laisser abattre après les résultats du ProTour, poursuit du héros du jour. Il faudra aussi arrêter de penser que les Français sont des buveurs de bières et qu'ils en s'entraînent pas". Dimanche soir, c'est plutôt le champagne qui coulait à l'hôtel des Français...

# Posté le lundi 26 septembre 2005 13:42

Modifié le mardi 23 octobre 2007 06:46

La Didier Rous

La Didier Rous



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La 8ème édition de la randonnée
"La Didier Rous" a été un
véritable succès avec près
de 1500 inscrits. Le départ a
été donné au petit matin en
présence de nombreux
champions
,amis de Didier
Rous. On retrouvait Laurent
Lefèvre, le champion de France
Pierrick Fédrigo et Jérôme Pineau.


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# Posté le jeudi 20 octobre 2005 14:01

Modifié le samedi 24 mai 2008 12:43

calendrier

calendrier

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Un an après avoir édité un calendrier 2005 à l'effigie de
Richard Virenque, le photographe Bruno Bade
propose cette année un calendrier 2006 intitulé
"les Géants de la route". Quinze coureurs Français
se sont cette fois prêtés au jeu : Walter Bénéteau,
Laurent Brochard, Sandy Casar, Sylvain Chavanel,
Carlos Da Cruz, Pierrick Fédrigo, Anthony Geslin,
Patrice Halgand, Christophe Le Mével, David Moncoutié,
Christophe Moreau, Jérôme Pineau et
Thomas Voeckler, avec en plus deux invités exceptionnels,
Laurent Jalabert et Richard Virenque. D'un format de
340x480 millimètres, ce calendrier de quatorze pages
présente des clichés inédits imprimés en couleurs sur
fond noir. Il propose de plus le calendrier UCI 2006
avec les dates des principales courses en dernière
page. Tiré à 800 exemplaires, l'incontournable
calendrier de Bruno Bade est en vente sur Rue
du Vélo au prix de 16 ¤

Pour plus d'info : rue du vélo

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# Posté le jeudi 29 décembre 2005 07:27

Modifié le mardi 23 octobre 2007 06:33

interview de Jérôme Pineau

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A l'image de son équipe, Bouygues Telecom, Jérôme Pineau sort d'une saison délicate. Numéro 1 français fin 2004, Pineau n'a pas réussi à confirmer et a même connu un gros coup de blues sur le Tour de France, miné à la fois par ses contre-performances et par le milieu du cyclisme sur lequel il ne se fait plus la moindre illusion. A l'aube d'une nouvelle saison, après un hiver sérieux et loin du tumulte, il revient apaisé et humble avec comme seul objectif la volonté de retrouver le plaisir en course.
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Pineau veut oublier 2005.2005 a été une sale saison à oublier. Dans quel état d'esprit êtes-vous en ce début d'année 2006 ?
Il faut savoir tourner la page et tirer les conclusions après une saison comme ça. Cela m'a fait réfléchir sur moi. J'ai accepté mes faiblesses et je sais maintenant que tout peut arriver. J'ai très vite progressé et là je suis retombé très vite très bas.

Le Tour de France a été très dur pour vous et vous avez alors exprimé vos doutes sur l'équité dans le cyclisme alors que de nouvelles affaires continuaient de défrayer la chronique...
Sur le Tour, j'ai un peu pété les plombs, je n'étais vraiment pas bien et j'ai beaucoup souffert. Mais par rapport à l'environnement, au milieu du cyclisme, aujourd'hui je me suis blindé. Je ne fais plus du vélo pour la beauté du geste. Je fais du vélo pour moi, pour mon équipe, pour mon sponsor.

A quoi attribuez-vous cette saison ratée?
Je n'ai eu aucun plaisir en 2005 parce que je n'ai pas réussi à faire ce que je voulais. J'ai été touché au moral par cette non-réussite et ensuite ça influe sur le physique. Cet échec, c'est de ma faute, j'ai cru que j'étais le plus beau et le plus fort et je me suis planté. Je n'ai pas tant de qualités que ça. Je rêvais de gagner des classiques, j'ai compris que ce n'était pas possible. Après mes bons résultats en 2004, on m'a vu gagner des grandes courses et quand les victoires ne sont pas venues, je me suis fait casser...

Du coup, vous avez revu vos objectifs à la baisse...
Disons que je sais aujourd'hui que je ne peux pas être devant dans le final de Milan-San Remo, ou alors dans quel état... J'ai un peu fait le deuil de ces grandes courses, je préfère briller sur Cholet-Pays de Loire même si on dira que c'est une petite course et que je n'ai rien à faire là... Ce que je veux c'est gagner des courses, quelles qu'elles soient parce qu'il n'y a que la victoire pour retrouver le plaisir. Je veux reprendre le fil de ce que j'ai fait en 2004 et que j'ai un peu perdu en 2005 en oubliant qui j'étais et de quoi j'étais vraiment capable.

On sait que vous avez un attachement particulier pour les Ardennaises du mois d'avril. Sont-elles toujours d'actualité pour vous ?
L'Amstel, c'est mon seul bon souvenir de l'année dernière (9e, ndlr) et Liège, c'est une course qui me fait toujours rêver donc je pense que je serai au moins au départ de ces deux-là. Mais si je ne suis pas dans la forme nécessaire, je n'irais pas. J'ai sacrifié trop de choses la saison passée pour les Ardennaises et je n'ai rien fait par rapport aux résultats que j'escomptais. Je ne peux pas me satisfaire d'une neuvième place... Alors cette année, l'approche sera complètement différente. Je ne me fixe aucun objectif, on verra comment ça se passera...

Ne pensez-vous pas qu'il manque à Bouygues Telecom un vrai leader qui serait capable de galvaniser les troupes ?
Ce n'est pas dans la philosophie de l'équipe de désigner un leader. Si un gars marche fort, il s'imposera naturellement et tout le monde roulera pour lui. On a essayé de recruter un leader par le passé (Joseba Beloki, ndlr) et on a vu ce que ça a donné, ça a duré trois mois... Et puis il faudrait le trouver ce fameux leader. En France, personne ne se dégage et je pense que les meilleurs Français sont chez nous. Quant à recruter à l'étranger, je pense que ce serait prendre un risque...

Quel regard portez-vous sur la guerre entre l'UCI et les Grands Tours qui agite le cyclisme depuis plusieurs mois ?
Je vois ça de loin, avec du recul. Ce que je constate, c'est que dans ces discussions, on oublie les coureurs qui n'ont pas la parole. Ma position, je la calquerais sur celle de Tom Boonen pour qui les grandes courses restent les grandes courses quelle que soit la case dans laquelle on les range. Je pense que le Pro-Tour est une belle évolution pour le cyclisme si ça se passe tel qu'il a été vendu. Pour l'instant, ça ne tient pas trop la route. Je suis favorable à un allègement de ce calendrier pour qu'au moins des courses ne puissent pas se chevaucher. Quant au concept de circuit fermé, je me dis que c'est peut-être grâce à ça qu'on a un gros sponsor. Ceci dit, pas besoin d'être dans le Pro-Tour pour briller, il suffit de regarder la saison de Samuel Dumoulin en 2005. Le Pro-Tour c'est bien mais à condition de pouvoir y faire quelque chose...

# Posté le jeudi 12 janvier 2006 15:10

Modifié le lundi 26 mai 2008 07:01